Le dossier du match Olympic Charleroi – SL16 FC n’est pas clos, mais il a changé d’arène. Le Comité d’Appel de la FFA a confirmé, fin septembre, le score de forfait 0-5 infligé aux Dogues pour la panne d’éclairage du 26 août. Le club, qui estime n’avoir commis aucune faute, a décidé de porter le litige devant la Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport (CBAS). Tant que cette procédure est en cours, le forfait reste le résultat officiel.

Rappel des faits
Le 26 août, pour la première journée de Nationale 1 ACFF, l’Olympic menait 1-0 contre SL16 FC, l’équipe espoirs du Standard, lorsque l’éclairage du stade de la Neuville s’est éteint peu avant l’heure de jeu. Le délai réglementaire pour rétablir la lumière ayant été dépassé, l’arbitre a arrêté définitivement la rencontre. Le 10 septembre, la commission disciplinaire de la FFA a requalifié le match en forfait 0-5 en faveur de SL16 FC, estimant que la panne relevait des installations du club recevant (notre article du 11 septembre). L’Olympic avait aussitôt annoncé faire appel.
Ce qu’a décidé le Comité d’Appel
L’appel n’a pas abouti : le Comité d’Appel de la FFA a confirmé la sanction. Le club en a pris acte dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, tout en marquant son désaccord sur le fond : « Le club prend acte de cette décision et en respecte la forme. Il ne partage pas la lecture du règlement qui la fonde. »
Dans le même texte, l’Olympic détaille l’origine de la panne : un défaut du câble d’alimentation souterrain de l’un des quatre pylônes d’éclairage, un ouvrage qui appartient à la Ville de Charleroi et est entretenu par ses services, auquel le club n’a ni accès ni obligation d’entretien. La Ville l’aurait confirmé par écrit et réparé dès le lendemain. Le club souligne que le service de garde communal était sur place avant même l’ouverture du délai réglementaire et que, selon lui, les deux instances fédérales ont reconnu qu’aucune faute ne lui était reprochée — le Comité d’Appel ayant lui-même qualifié la conséquence de « particulièrement sévère ».
Pourquoi la CBAS, et que peut-elle faire
Les voies de recours fédérales étant épuisées, le club a choisi de saisir la Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport. Cette juridiction arbitrale indépendante, reconnue par l’Union belge, tranche les litiges sportifs en dernier ressort ; elle peut confirmer la décision fédérale, la réformer ou renvoyer le dossier. L’Olympic a précisé qu’il ne ferait « aucun autre commentaire sur la procédure tant qu’elle est en cours ». Aucun calendrier n’a été communiqué.
Dans son communiqué, le club élargit le débat : il considère « qu’aucun club de football amateur ne devrait pouvoir être placé dans cette situation, et que la question dépasse son cas ». L’issue intéresse aussi SL16 FC et le Standard, bénéficiaires du forfait.
Conséquences au classement
Au-delà du principe, l’enjeu est comptable. Sans la panne, l’Olympic aurait pu empocher trois points ; avec le forfait, il n’en a aucun et sa différence de buts est plombée de cinq unités. Après six journées, les Dogues comptent 7 points et occupent la 7e place. Ce dossier a aussi pesé sur le début de saison de Kevin Caprasse, remplacé le 25 septembre par Frédéric Stilmant (lire notre article). Pour les résultats et le programme complet, voir le calendrier des matchs de l’Olympic.
Questions fréquentes
Le forfait 0-5 de l’Olympic contre SL16 est-il définitif ?
Sur le plan fédéral, oui : le Comité d’Appel de la FFA a confirmé la décision de première instance. Le club a toutefois saisi la Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport (CBAS), qui peut encore réformer la décision. En attendant, le 0-5 reste le résultat officiel.
Qu’est-ce que la CBAS ?
La Cour Belge d’Arbitrage pour le Sport est une juridiction arbitrale indépendante qui tranche les litiges sportifs en Belgique, notamment après épuisement des recours internes des fédérations. Ses décisions s’imposent aux parties.
Pourquoi l’Olympic conteste-t-il la sanction ?
Le club affirme que la panne provient d’un câble souterrain appartenant à la Ville de Charleroi, dont il n’assure pas l’entretien, et qu’aucune faute ne lui a été reprochée par les instances fédérales. Il juge la sanction disproportionnée pour un club amateur.