Histoire du Royal Olympic Club Charleroi
Le Royal Olympic Club Charleroi est l’un des clubs de football les plus anciens et emblématiques de Charleroi. Il a été créé en 1911 à l’initiative de Jules Ponsaerts, alors âgé de 17 ans, dans un établissement appelé le « Café de la Plaine ». La date officielle de fondation est 1912, correspondant au temps nécessaire pour structurer le club et remplir les documents juridiques requis. La première affiliation à l’URBSFA (Union Royale Belge des Sociétés de Football Association, future URBSFA) est entérinée en juin 1913, et le 1er février 1914, le club devient officiellement membre, avant un départ temporaire en raison du non-respect par la fédération des récompenses promises pour sa victoire au championnat 1913–1914.
L’Olympic est l’autre grand club historique de Charleroi, rival ancestral du Sporting Charleroi. Alors que les Zèbres du Sporting marquent les dernières décennies, les « Dogues » de l’Olympic s’illustrent dès les premières années, posant les bases de leur identité et de leur popularité dans la ville.
Premiers succès et montée en Division d’Honneur
Pendant la Première Guerre mondiale, le club ne joue que des matchs caritatifs. Après le conflit, il rejoint la Fédération Wallonne des Sports Athlétiques, puis revient à l’URBSFA en 1921 sous le nom d’Olympic Carolingien de Lodelinsart. En 1922, le nom Olympic Club Charleroi est définitivement adopté.
En mai 1926, le club accède aux séries nationales (Promotion, alors troisième division) et ne quitte plus le niveau national. Il reçoit le matricule 246 en décembre 1926. Sous la présidence du visionnaire Docteur Gaston Gianola, le ROCC accède pour la première fois à la Division 1 en 1936–1937 et, après une seule saison, à la Division d’Honneur, la plus haute ligue belge de l’époque.
Le titre « Royal » et l’âge d’or (Histoire des années 1937–1963)
En 1937, le club reçoit le titre de « Royal » et devient officiellement le Royal Olympic Club Charleroi (246). De 1937 à 1955, les « Dogues » disputent 15 saisons consécutives dans la plus haute division belge, avec un point d’orgue en 1946–1947, terminant vice-champions derrière le R. SC Anderlechtois. Après une relégation en 1955, le club remonte immédiatement et reste compétitif jusqu’en 1963.
Après 1963, le club se stabilise en Division 2 avec deux aller-retour vers l’élite en 1967 et 1974.

Difficultés financières et relégation (Histoire des années 1970–1980)
À la fin des années 1970, les difficultés financières commencent. En 1972, sous la présidence de Jacques Lamotte, le club devient le Royal Olympic Club de Montignies-sur-Sambre et adopte les couleurs rouge et blanc de la commune. Malgré une montée temporaire en première division en 1974, la gestion catastrophique entraîne des problèmes financiers et une relégation en troisième division en 1981, mettant fin à 45 ans de présence dans les deux plus hautes divisions.
Renaissance avec Jean-Claude Olio et Guy Fromont
L’arrivée de Jean-Claude Olio à la présidence stabilise le club. Après une relégation en Promotion en 1984, le club remporte le titre en 1986 sous l’entraîneur Guy Fromont et retrouve la Division 3. Le club se stabilise à ce niveau jusqu’au milieu des années 1990, manquant parfois la montée pour un point. En 1996, le ROCC revient dans l’antichambre de l’élite après 18 ans d’absence.
Difficultés financières et fusion avec Marchienne
À la fin des années 1990 et au début des années 2000, le club continue à subir des difficultés financières. En 2000, il fusionne avec la Royale Association Marchiennoise des Sports, donnant naissance au Royal Olympic Club Charleroi-Marchienne (ROCCM, matricule 246). Malgré la fusion, les problèmes financiers persistent, mais le club parvient à éviter la liquidation grâce à l’implication des supporters et de l’ASBL « Dogue 246 ».
Centenaire et crise (Histoire des années 2011–2012)
En 2011, le club célèbre son centenaire. Cependant, la situation financière critique entraîne la suspension des activités et la faillite du club. Les supporters lancent alors un mouvement pour sauver le matricule 246, avec la création d’événements et de collectes de fonds par l’ASBL « Dogue 246 ».
En juin 2012, sous l’égide d’Adem Sahin et grâce au paiement des arriérés de joueurs et des dettes fédérales, le club est officiellement repris et sauvée de la disparition. Une équipe est reconstruite avec des jeunes joueurs issus des séries provinciales.
Période récente et compétitions nationales
Depuis 2012, le ROCCM participe régulièrement aux compétitions nationales et régionales, perpétuant les traditions du club et formant de jeunes talents locaux. Les Dogues connaissent plusieurs montées consécutives, notamment en D2 Amateur et D1 Amateur, et continuent de jouer un rôle majeur dans le football charlerois. Voir le calendrier et résultats actuels.
Le club reste un symbole de l’histoire du football à Charleroi, mêlant traditions, passion des supporters et implication dans la communauté locale. Il est également reconnu pour la formation de jeunes joueurs et l’organisation de sa « jeunesse », assurant un flux constant de talents vers l’équipe première.